L'autre jour en amenant mon fils à la maternelle, alors que je traverse la rue sur les clous, un scooter fort peu civique me grille la politesse. Bon je ne veux pas faire mon sale piéton énervé de base, mais j'en ai ras la casquette de l'incivisme des automobilistes (automobilistes dont je fais partie) !!
50 mètres, plus bas, vlati'pa que je retrouve ledit scooter, qui se gare sur le trottoir devant l'école maternelle. Ledit trottoir qui est clairement un espace particulier, d'ailleurs élargie au niveau de l'entrée, destiné à accueillir des enfants entre 3 et 5 ans, dont la tête arrive à peu près à la hauteur des pots d'échappement des deux-roues L
Le conducteur-papa entre dans l'école et se fait alors directement interpellé par le directeur de l'école qui lui dit gentiment de ne pas garer son véhicule à cet endroit.
A ce moment un truc surréaliste se produit, le papa-conducteur, qui au passage fait bien 1m85 pour 100 kg, avec une gueule patibulaire, répond au Directeur sur un ton violent en lui disant « en quoi y vous gêne mon scooter….et patati et patata ».
C'est là que je rentre en scène, affublé de mon costard de banquier, je dis au papa-conducteur qu'effectivement son scooter gêne et que c'est interdit de garer un scooter sur le trottoir et que ça peut être dangereux pour les enfants (au passage je précise que je suis conducteur de deux roues….depuis 20 ans maintenant et que j'ai pris l'habitude devant l'augmentation du parc de ne plus ou presque pas stationner sur les trottoirs et à tous le moins de ne pas gêner les piétons).
Là, le mec par en live avec sa gueule de truand en me demandant de quoi je me mêle, en me disant que si il a envie de garer son scooter là il fait ce qu'il veut…que lui il paie des impôts et que ses autant son trottoir que le mien (voir plus visiblement)…et que si il y a un problème on va régler ca dehors.
Bon, très franchement le gars m'a fait peur mais sans me laisser démonter je lui ai dis que ces propos étaient nuls et que si il n'avait que la force et la violence pour s'exprimer c'était pas jojo. A ce moment j'ai senti le souffle de son haleine dans mes narines, et je pense que si sa femme n'avait pas été là pour lui dire de « vaz-y laisses tomber »….je me serais pris une grosse tarte, et peut-être fait la une de journaux.
Bon, oublions ma petite personne. En sortant de l'école j'étais furax, mais un détail supplémentaire m'a définitivement rendu hors de moi. Alors que je sortais de l'école, le Directeur, a levé ses yeux vers moi, et m'a dit « merci ». Un merci dans lequel tout le désarroi de sa situation face à cet évènement pouvait s'entendre.
Bordel, on n'a pas le droit de parler à un Directeur d'une l'école de la République sur un ton pareil !! Non ??
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