En cette fin de période estivale, j’ai choisi de vous parler de piscine. Vous êtes certainement nombreux à avoir passé vos vacances au soleil, en France ou ailleurs, et en avez sans doute profitez pour barboter au bord d’une piscine.
Pour ce qui me concerne je l’ai fait…..c’était bien. En fait je fais ça tous les ans depuis la naissance de mon premier enfant…c’était il y a 8 ans et maintenant j’en ai 3. Tous les ans, le rituel est le même. D’abord une bonne dose de stress à l’idée de préparer les bagages de toutes la tribu et d’embarquer pour un voyage forcément fatiguant (embouteillages, cohues, pleurs…..etc…etc.). Une fois tous ça passé, il y a encore la mise en place dans cette nouvelle vie estivale. Bon, globalement au bout de 24h, nous prenons nos marques et commençons à profiter. Voilà, en 8 ans, rien n’a changé sur ce plan là. Enfin, pas tout a fait !! Depuis quelques années il y a le stress de la piscine ! D’ailleurs ce stress commence bien avant le départ. Au tout début, au moment du choix de la maison. Car si il y a piscine dans la maison, il y a danger et d’après certain le danger est tellement présent qu’ils vous font même douter de la légitimité de vos vacances. Mince alors pourquoi partir en vacances dans un endroit de rêve alors que je vais faire courir à mes enfants un risque de mort quasi permanente !! Non non je ne suis pas en train d’exagérer.
Vous l’aurez peut être compris la psychose qui règne autour de la piscine individuelle me gonfle !! Non pas que je sois insouciant et que je méprise la vie au profit de la sélection naturelle mais cette attitude vis-à-vis des piscines revêt pour moi un double caractère grotesque. Tout d’abord il y va d’une attitude totalement disproportionnée vis à un vis d’un danger dont la statistique en elle-même n’est pas effrayante puisque les morts accidentelles liées à une noyade en piscine sont de l’ordre de 30 par an pour un parc de piscine privée en France de l’ordre du million et par ailleurs parce que l’attitude qui consiste à clôturer les piscines vise, à mon sens, à nous déresponsabiliser car la clôture n’élimine pas le risque. J’ai d’ailleurs assisté à une scène où un enfant de deux ans était tranquillement en train de disparaître au fond d’une piscine à coté de son père assis sur le rebord, les pieds dans l’eau…en train de lire Gala. Il faudrait peut être songé à interdire la présence de ce magazine à moins de 10 mètres des piscines ?
Une fois de plus nous sommes dans la doctrine du risque zéro, tellement poussée qu’elle en est devenue un argument marketing. Le pire c’est que les pouvoirs publics s’en sont mêlés et que désormais aucune piscine individuelle ne peut se passer de système de protection. N’y a-t-il pas quelque chose de gênant à ce que les pouvoirs publics légifèrent pour un problème comme celui-là ? Ce faisant, d’ailleurs, les pouvoirs publics n’augmentent-ils pas la peur de « tout » qui s’installent lentement mais sûrement dans notre société ? Eh bien, je pense que oui. Notre attitude collective est celle d’une peur permanente contre-productive car celui qui a peur ne fait plus rien.
Pour ceux qui pense que je sous-estime le "risque piscine", je vous recommande de lire l'enquête fait par l'Institut de Veille Sanitaire (qui dépend de l'état) : "surveillance épidémiologique des noyades".
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